

PALAIS DE JUSTICE DE PARIS :
5 NOVEMBRE 2008, 9h00 du matin,
24ème Chambre
PLAIGNANT :
Hubert Védrine, complice dans le génocide des tutsi du
Rwanda
DANS LE BOX DES ACCUSÉS :
le collectif Génocide Made in France
Xavier Renou et Mariama Keïta risquent tous deux une peine de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende.
Génocide Made in France diffuse à cette occasion un documentaire citoyen qui résume le rôle de la France au Rwanda, et appelle chacun à le faire connaître le plus largement possible.
Les faits
Le 28 nov. 2007, H. Védrine est recouvert d’un colorant alimentaire
rouge. La presse, avertie, ne relaie pas l’information. Les images
filmées par une équipe de M6 ce jour-là sont détruites, et le reportage
annulé par la chaîne. H. Védrine porte plainte pour « agression avec
violence », « dégradation » et « diffamation ». Estimant les tâches,
pourtant délébiles, faites sur son « costume Lanvin, et son manteau
en cachemire, d’une valeur de 2900 Euros » plus essentielles que les
accusations publiques de complicité, de génocide portées contre lui, il
abandonne la diffamation au profit d’une simple « atteinte à l’honneur
», moins susceptible d’entraîner un débat fâcheux sur son rôle dans le génocide.
La chasse aux images
Le même jour, les images de l’action sont diffusées sur Internet. Les conseils d’Hubert Védrine invoquent alors la législation happy slapping, adoptée pour réprimer des violences juvéniles, réelles et gratuites, pour faire censurer
ces images et donc les informations qui s’y rapportent !
C’est logique : la défense des réputations mal assises a toujours nécessité beaucoup de contorsions.
Le collectif a produit depuis un documentaire de 15 minutes sur le
rôle de la France au Rwanda qui reprend ces images et explique
pourquoi le collectif a voulu sensibiliser ses concitoyens, H. Védrine
compris.
Génocide Made in France invite donc tous ceux qui n’acceptent
pas l’impunité à regarder le film, à le diffuser très largement et à le
mettre en lien sur le plus de sites Internet et blogs possible avant son
éventuelle interdiction.
« En abandonnant sa plainte pour diffamation, Hubert Védrine cherche à éviter que la Justice ne se penche sur son rôle dans le génocide des Tutsi au Rwanda, relève Xavier Renou porte-parole du collectif Génocide Made in France. Mais nous n’avons pas l’intention de cesser notre combat contre l’impunité tant que les complices français du génocide n’auront pas tous été jugés ! »